dimanche 11 octobre 2009

DANS LE "Q"!

Bagarre devant le “ Q ” (08/10/2009)
Bourges en mars 2008, un groupe de skins avait tabassé des clients de la boîte le Q à Bourges. Mercredi, devant le tribunal, ils avaient revêtu des costumes plus stricts.

Ils ont de 20 à 25 ans et se présentent devant le président du tribunal correctionnel de Bourges, habillés comme “ Monsieur tout le monde ”. Ces quatre garçons visiblement, veulent faire oublier l’image qu’ils avaient donnée voici un peu plus d’un an. C’était en mars 2008.

Tout avait commencé l’après midi par la pose d’une banderole devant le monument aux morts des anciens d’Algérie, une banderole réclamant “ la France aux Français ”. Le groupe qui appartenait à un groupuscule d’extrême droite, s’était ensuite aviné dans des pubs de la ville et, le soir, plusieurs d’entre eux, en tenues skins, s’étaient postés non loin du “ Q ”, la boite gay de Bourges. Et là, lorsque deux clients étaient sortis de l’établissement, les hostilités avaient débuté.
Ces skins, sans raison apparente, les avaient passés à tabac et, Olivier Rivet, le patron du “ Q ”, avait, lui aussi, été violemment frappé.
Aujourd’hui, quatre jeunes se sont donc retrouvés devant le tribunal pour y répondre de violences volontaires. Ils ne sont pas poursuivis pour la pose de cette banderole, ni pour homophobie comme l’aurait souhaité Olivier Rivet.

Dans leurs habits du dimanche, les prévenus tentent de se dédouaner le plus possible en changeant souvent de version. L’un admet avoir été au monument aux morts, l’autre s’être trouvé devant le “ Q ” dans la soirée. Un autre encore, affirme que c’est, lui, la victime et tous évitent soigneusement de parler de leur appartenance à l’extrême droite.

Olivier Rivet, partie civile, qui s’était vu prescrire une ITT de quinze jours, tente de montrer que cette affaire est totalement liée à l’homophobie mais la justice veut s’en tenir aux faits.
Et les avocats, avant de défendre leurs clients, soulèvent une exception de nullité dans la procédure. Ils affirment en effet que leur placement en garde à vue n’a pas été fait dans les règles.

Tous vont ensuite plaider la relaxe contrairement à la substitut du procureur qui souhaite des peines avec sursis ou des heures de travail d’intérêt général.
Finalement, le tribunal n’a pas retenu l’exception de nullité et a condamné deux des prévenus à trois mois de prison avec sursis et les deux autres à un mois avec sursis.


Jean-François Levert
http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/actu/index.ph...

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