dimanche 15 novembre 2009

CARTON ROSE!


Un match de gala contre l'homophobie et les discriminations a opposé samedi au stade Charléty (Paris XIIIe) le Paris Foot Gay (PFG) à une équipe composée de personnalités, devant une centaine de spectateurs.

Cette rencontre avait été organisée à la suite de la polémique suscitée par le refus du Créteil Bébel de jouer un match le 4 octobre dernier contre le PFG en invoquant des raisons de "principes" liés aux convictions religieuses de ses membres, qui se présentaient comme des "musulmans pratiquants". Le PFG avait alors dénoncé une décision "homophobe".

Le Créteil Bébel, qui devait initialement participer à ce match de gala, avait finalement décliné l'invitation, préférant "rester dans l'anonymat".

La créatrice de mode Agnès b., connue pour son combat contre les discriminations et l'homophobie, a donné le coup d'envoi de la rencontre.

L'équipe de personnalités, baptisée "b. yourself", et entraînée par le vice-président de SOS Racisme, Hermann Ebongué, arborait un maillot floqué du slogan "Carton rouge aux discriminations" et comptait dans ses rangs le créateur du magazine So Foot Franck Annese, le président de France Terre d'asile Pierre Henry, l'ancien champion du monde de kickboxing Mohamed Dridi, ou encore l'adjoint chargé des sports à la mairie de Paris Jean Vuillermoz.

La rencontre était arbitrée par l'ancien arbitre international Bruno Derrien. "Des propos homophobes, on en entend tous les jours", a témoigné à l'AFP l'un de ses jeunes assistants, Alexandre Simon, qui arbitre régulièrement des matches amateurs dans les Yvelines.

Les dirigeants du PFG se sont montrés satisfaits par l'organisation de cette rencontre, à laquelle se sont associées de nombreuses associations. "Nous ne sommes pas un club communautariste, on veut prouver qu'il n'y a pas de différences", a affirmé Pascal Brethes, le président du club, au sein duquel se côtoient joueurs hétérosexuels et homosexuels.

"Nous ne laisserons jamais un millimètre de haine s'installer à Paris, qui est une ville de respect et de tolérance", a déclaré Christophe Girard, adjoint au maire de Paris et membre de SOS Homophobie.

Hasard du calendrier, le match intervient après les propos jugés homophobes du président du club de Montpellier. Louis Nicollin avait traité de "petite tarlouze" le capitaine d'Auxerre, Benoît Pedretti, le 31 octobre à l'issue d'un match de la 12e journée de Ligue 1. "Une énième saillie homophobe", avait alors dénoncé le Collectif contre l'homophobie (CCH). M. Nicollin devra s'expliquer à ce sujet lundi devant le Conseil national de l'éthique (CNE).

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