jeudi 4 mars 2010

Ernst Zundel libre!




MANNHEIM, Allemagne - Le militant d'extrême droite Ernst Zundel, condamné à une peine de cinq ans de prison en 2007 pour négationnisme après sa déportation du Canada, est sorti de prison lundi.

À sa sortie, il a été accueilli par une vingtaine de personnes qui l'ont applaudi et lui ont remis des fleurs.

«Je suis libre après sept ans, trois semaines, trois prisons et trois pays», a déclaré l'homme de 70 ans, se refusant à tout commentaire lorsqu'on lui a demandé si l'Holocauste avait véritablement eu lieu. «C'est une situation triste; il y a beaucoup de choses à dire. Je ferai certainement attention pour ne pas choquer les gens et leurs lois draconiennes.»

M. Zundel a été extradé du Canada pour faire face à 14 chefs d'incitation à la haine raciale, notamment de négation de l'Holocauste, pour ses activités antisémites depuis des années par le biais d'écrits et de textes publiés sur Internet. M. Zundel et ses partisans affirmaient qu'il ne faisait qu'exercer son droit à la libre expression.

Lundi, il n'a pas voulu donner de détails sur ses projets d'avenir, mentionnant seulement qu'il souhaitait améliorer sa santé et retourner dans sa région, la Forêt noire.

«Après avoir passé les sept dernières années dans une cage à poules, j'ai pris beaucoup de poids. Je dois le perdre. Je dois être examiné à l'hôpital», a-t-il révélé, sans toutefois indiquer qu'il était malade.

Il a ajouté qu'il ne savait pas s'il retournerait au Canada.

Né en Allemagne en 1939, M. Zundel a émigré au Canada en 1958 et a vécu à Toronto et Montréal jusqu'en 2001. Les autorités ont rejeté sa demande de citoyenneté canadienne à deux reprises. Il s'est installé à Pigeon Forge, dans le Tennessee, jusqu'à sa déportation au Canada en 2003 pour une présumée violation des lois d'immigration.

En février 2005, le juge Pierre Blais, de la Cour fédérale, a estimé que les activités de M. Zundel étaient non seulement une menace à la sécurité nationale, mais aussi à «la communauté internationale des nations», pavant la voie à sa déportation vers l'Allemagne.

À l'époque, les avocats de M. Zundel affirmaient que leur client était traité injustement par la justice canadienne, mais que personne n'était intéressé à protéger les droits des gens impopulaires.

M. Zundel a passé ses deux dernières années au Canada en isolement cellulaire dans une prison de Toronto. Malgré son long séjour au Canada, il n'a pu convertir son statut d'immigrant reçu en citoyenneté.

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