dimanche 14 mars 2010

Yann L., dans un état de mort clinique depuis vendredi


Yann L., le supporteur du PSG plongé dans le coma depuis son agression le 28 février en marge du match contre l’OM, serait « dans un état de mort clinique depuis vendredi », d’après une source judiciaire contactée hier.
Ce supporteur de 37 ans est hospitalisé depuis deux semaines dans le service de neurologie de l’hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine) où s’est rendue vendredi une délégation du PSG composée de Sébastien Bazin, l’actionnaire du club, du président Robin Leproux, d’Antoine Kombouaré et de Claude Makelele.

Le patron de Colony Capital Europe s’est entretenu avec la famille de Yann.
Concernant l’enquête, le suspect, interpellé jeudi en fin de journée à son domicile de Maurepas (Yvelines) par les policiers de la 1re DPJ, a été déféré hier au parquet de Paris, mis en examen pour « tentative d’homicide volontaire », une qualification criminelle passible de trente ans de prison, puis écroué à Fleury-Mérogis. Agé de 28 ans, ce sympathisant de l’association des Authentiks a reconnu avoir participé à l’agression de Yann L., ce qui est d’ailleurs confirmé par des images vidéos capturées dans la zone où se sont déroulés les faits et où apparaissent aussi d’autres suspects.

Calme plat hier soir en tribunes

Deux semaines après ce drame, les supporteurs parisiens se sont retrouvés hier au Parc des Princes pour la réception de Sochaux. Le lourd dispositif de sécurité (plus de 1 000 hommes) et l’appel au boycott lancé par trois associations du virage Auteuil ont eu raison des velléités de vengeance de certains ultras. Hier soir, l’ambiance était calme. Une heure avant le coup d’envoi, le président Leproux est sorti du stade pour prendre la température et discuter avec le préfet de police de Paris, M. Gaudin.
Calme plat également en tribunes si ce n’est quelques chants hostiles à Colony Capital et des banderoles pour Yann : « Yann, le kop avec toi » et « Malgré la douleur, nous sommes présents », du côté Boulogne et un « Yann ! » très sobre à Auteuil, garni aux deux tiers environ malgré l’appel au boycott. « Pour arriver à Auteuil, ça a été super galère. Toutes les rues étaient bloquées par des rangées de CRS qui nous empêchaient de passer, raconte Fabien, un habitué de ce virage. Devant la seule rue ouverte par laquelle on devait passer, il fallait montrer sa place ou sa carte d’abonné. C’était très calme, personne n’a cherché à nous empêcher d’entrer. »
Les forces de l’ordre ont profité de cette « quiétude » pour interpeller huit personnes des tribunes Auteuil et Boulogne qu’ils ciblaient depuis plusieurs jours. Ces individus viendront s’ajouter à la liste des 200 nouveaux interdits de stade que compte le PSG depuis la rencontre face à Marseille.

source: Le Parisien

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