lundi 21 février 2011

La destruction de Dresde: Le pire massacre de l'homme Par Richard Odorfer


Il existe des milliers de films, de livres et de mémoriaux consacrés aux
victimes de l'Allemagne nazie, mais, pour ce qui concerne la quantité énorme
de crimes de guerre commis pendant et après la Deuxième Guerre mondiale par
les vainqueurs contre des Allemands innocents, les grands médias en font des
sujets officieusement tabous. Ma petite lettre ne fait qu'effleurer une
partie de la vérité.
   En 1945 Dresde était une ville splendide de 650.000 habitants. Le 13
février de cette année-là, la ville était envahie par près de 750.000
réfugiés qui avaient fui devant l'invasion de l'armée soviétique et
campaient dans les parcs, sur les trottoirs, dans les rues. Chacun se
sentait en sécurité puisque Dresde n'était pas une cible militaire, c'était
une ville hôpital qui pouvait se vanter de posséder 25 grandes installations
médicales. La ville ne fabriquait pas de matériel de guerre, et par
conséquent était laissée sans défense.
   A 22h 15, 800 bombardiers britanniques, avions d'escorte et de diversion
convergeaient sur Dresde et larguaient des bombes incendiaires qui mettaient
le feu à la ville d'une extrémité à l'autre. Une fois le ciel dégagé des
avions ennemis, ceux qui avaient survécu dans des abris ressortaient dans
les rues pour aider les blessés et enlever les morts. Des unités de service
de secours de la région environnante se précipitaient dans la ville détruite
pour apporter leur aide.
   Les Anglais faisaient alors croire aux Allemands que le raid était
terminé pour la nuit, mais ils envoyèrent une deuxième vague de bombardiers
pour "faire coup double" en revenant piéger les secouristes dans les rues en
feu.
   Ce deuxième raid allait tuer des milliers de personnes qui se trouvaient
en plein air, et eut aussi pour effet de produire la tempête de feu
planifiée par les Anglais, provoquant dans la vieille ville des températures
atteignant le niveau incroyable de 3.000 degrés Fahrenheit [1600°C].
   Ce crime contre l'humanité était tel que les victimes étaient aspirées
dans un mur de flammes par un vent si puissant qu'il en avait renversé des
wagons. Les sauveteurs découvriront dans les caves, à plusieurs pieds de
profondeur, de la chair humaine fondue et des os.
   En tous les cas, de toutes les horreurs que peut produire une tempête de
feu dans une ville surpeuplée, la plus déchirante est quand des milliers
d'enfants ont perdu leurs parents dans la panique et, essayant de fuir les
incendies, se sont retrouvés les pieds englués dans le goudron et l'asphalte
en fusion. "Ils empoignaient leurs membres torturés puisque leurs toutes
petites jambes brûlées ne les tenaient plus debout ... puis ils
s'effondraient jusqu'à ce que la mort vienne les libérer de leur misère
physique."
   Le massacre continuait le lendemain matin, avec une troisième attaque de
400 avions américains qui larguaient des bombes sur la ville déjà détruite,
et des avions de combat, volant à basse altitude, mitraillaient le personnel
médical et leurs patients étendus sur des couvertures le long de l'Elbe.
   Mais ce n'était pas tout. Dresde était bombardée encore trois fois, par
un total de 1.172 avions: le 15 février, le 3 mars et le 17 avril 1945.
   Le nombre des tués de Dresde oscille entre 250.000 et 400.000. Ce fut le
pire massacre de l'homme.
   Le sinistre 13 février devrait être retenu comme un jour de deuil et de
souvenir.

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