mercredi 25 juin 2014

De la souffrance au travail

J'ai passé 11 ans de ma vie professionnelle dans la grande distribution. Toutes ces années au service du temple de la consommation à me casser la tête pour vendre tout et n'importe quoi, m'ont laissé un assez mauvais souvenir. Bosser dans la grande distribution c'est dur, peu valorisant et mal payé, mais à l'époque à la fin des années 90, l'ambiance était plutôt bonne et le chiffre d'affaire miraculeux. Seulement la grande distribution a subit de plein fouet la crise économique de 98 et le contexte est bien différent maintenant. Les cadres sont sous pression, les modes de consommation ont changé, et il est souvent difficile de s'adapter en douceur à l'évolution imposée par l'implacable rouleau compresseur libérale. Je suis en contact avec mes anciens collègues qui me dépeignent une situation très sombre, récemment un chef de rayon a tenté de se pendre avec sa ceinture dans les toilettes de la réserve, sauvé de justesse par un gars de la maintenance. La direction dénombre 3 autres employés en arrêt de travail pour dépression, nous ne nous attarderons pas sur les nombreux cas d'accidents du travail, très révélateur du souci d'efficacité et de rendement de la grande distribution. Les employés sont démotivés, fatigués et inquiets quant à leur avenir. En effet l'explosion de l'e-commerce et l'apparition du drive menaces certainement à long terme leur emplois. L'évolution veut même que des rayons disparaissent des magasins comme la téléphonie ou encore le rayon multimédia, et pourtant je me souviens très bien de ces mots d'une collègue il y a 15 ans qui me disait; « Nous sommes ici en sécurité, les gens auront toujours besoin de consommer », oui mais comment ? De là à enterrer la grande distribution, non évidement, mais constater que dans tous les cas le système s'adapte au détriment des petites mains, des ouvriers, des courageux qui se lèvent parfois très tôt pour nourrir honnêtement leur enfants, et qui n'ont comme seul défaillance, leur aptitude à la vie sans prétention. Les cadres eux aussi souffrent, surtout les plus consciencieux, ils sont assis sur des sièges éjectables, eux aussi doivent nourrir leur famille, et prendre les décisions souvent difficiles comme de vendre du vent ou encore de licencier du personnel. Les hypermarchés s'adaptent, liquide du personnel, jouent la carte du flux tendu, limite les stocks, les pertes, quoi de plus naturel ? Nous sommes tous, ou plutôt presque tous, les rouages du système libérale, des victimes de l'appât du gain et de la concurrence, victimes des travers du genre humain et de la folie des concepteurs de cet empire marchand.Le nouvel eldorado c'est bien sûr l'e-commerce et sa variante le drive, qui vous offre un service vitale, comment avons nous pu vivre toutes ces années sans cette merveille, mais surtout Amazon et les autres vous offre « le » job de rêve, toute la journée enfermé dans un entrepôt à préparer des colis à un rythme inhumain pour le compte d'une multinationale tentaculaire sans aucun scrupule qui détruit peu à peu le commerce locale, les bienfaits de la concurrence et votre santé. Le drive du magasin que j'ai quitté il y 4 ans, fonctionne bien, le chiffre d'affaire est bon mais pour ce qui concerne la marge, ça reste à vérifier. Les filles qui y bosses, les préparatrices de commandes sont sur les genoux, à bout de souffle, pourtant certaines d'entre elles sont de vrais sportives, mais le rythme est si élevé que la plupart veulent quitter le service. Non seulement ce poste n'est pas gratifiant, mais faire les courses des autres toute la journée est lobotomisant et en plus votre efficacité et le temps de préparation sont enregistrés, analysés et corrigés par le supérieure. Enfin les charges à déplacer, tel que les pacs d'eau ou de lait vous casse le dos sur le long terme, histoire de vous rappeler toute votre vie votre bref passage au drive. Alors évidement, même si le travail tue, il est surtout devenu rare et c'est pourquoi peut de Français se plaignent. Avoir un travail est devenue une chance presque inestimable. Les conditions de travail se dégrades en période de crise et nous sommes tous pris au piège dans se tourbillon infernale. Dans tout ce purin, il est pourtant aisé d'y voir l'action du Dajjal, au sein des entreprises et plus généralement au cœur de l'ultra libéralisme et de la mondialisation, qui se cache au plus profond de nous même, dans cette mécanique du mal qui consiste à anéantir les valeurs chrétiennes, les notions de bien et de mal comme l'entraide, l'honneur et l'honnêteté. Au contraire, sont promu les individus les plus calculateurs, ce qui sont prêt à tout pour réussir et gagner plus d'argent, quitte à répandre le mal. La direction divise les employés, dévalorise les cadres, c'est la loi du plus fort qui règne. Quand à une époque lointaine nous mourrions pour notre honneur, pour nos croyances, à présent l'homme moderne meurt au travail pour France Télécom, la Poste, Carrefour et autres. La guerre est économique et les seigneurs de guerre sont eux étrangement très croyant. Le commerce comme l'industrie, c'est toujours plus de chiffre, plus de marge, sinon évidement les actionnaires du monde de la finance ne sont plus vraiment « heureux ». Ces requins qui bien nés, pour certains plus intelligent, mais surtout plus sociopathe, dictent sans aucun remord notre mode de vie et nos conditions de travail, le tout applaudis des deux mains par les consommateurs. Ce sont nos maîtres, les maîtres du monde qu'ils soient juifs ou chrétiens, tous ont les mains sales, alors n'oubliez pas de les remercier de vous avoir offert gracieusement un travail et une vie tranquille loin des champs de batailles. Le conditionnement et l’asservissement des peuples fonctionnes plutôt bien.Votre vie n'a aucun sens, ce n'est pas un problème, votre mort n'en aura pas plus, car finalement les Français donnent l'impression de se satisfaire de ce système et de ces conditions de vie, par peur de perdre le peu qui fait de leur vie, un moindre mal. Carlos Karl 2014

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